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La bulle

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Il y a parfois des rencontres surprenantes et inattendues...  Un homme, beaucoup plus jeune, avec qui j'avais discuté il y a près d'un an et demi, me recontacte de passage vers chez moi. Nous convenons de nous voir. De manière inhabituelle, il m'invite à venir passer la journée avec lui et ses ami.e.s en bateau. J'hésite un peu, je suis même un peu agacée qu'il ne m'accorde pas un moment pour une rencontre en tête à tête et finalement me laisse tenter par une après midi au soleil. Et dès mon arrivée, tout est fluide, charmant, léger, joyeux, complice. Nos mains se croisent, nos lèvres s'effleurent, nos regards et nos sourires se croisent. Il est attentionné, gai, plein d'énergie. Ses ami.e.s sont adorables. Il n'y a aucune question, chacun.e est à sa place, les conversations fusent, les pétards s'enchaînent, le vin et le rhum coulent à flots, le coucher de soleil s'embrase comme nos esprits, le loup est grillé à point, la musique m'emport...

Coaching à 2 balles

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C'est dingue tous ces hommes qui nous donnent des conseils pour attirer l'attention de leurs congénères et surtout la conserver. Le marché du coaching a trouvé une nouvelle niche pour âmes féminines désespérées ! Je ne m'attarderai même pas sur la vacuité des conseils donnés. Ce qui me stupéfie, c'est qu'il faudrait maintenant payer pour soi-disant comprendre ces messieurs et que c'est encore sur nous que repose la charge de les rendre amoureux, de les aider à s'attacher et de rendre la relation épanouissante. Donc, plutôt que de "coacher" les hommes pour leur apprendre à s'exprimer, dépasser leur trouille et déconstruire leurs stéréotypes, il faudrait que nous nous collions encore au boulot ! Encore à nous de louvoyer dans leurs questionnements existentiels, comme si on n'avait pas assez à faire des nôtres, de faire preuve de roublardise pour ressembler à leurs attentes, de mettre notre sincérité dans notre poche, d'y aller à petits pa...

51 & Fabulous

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  Les femmes aux abords de la cinquantaine ont-elles une sexualité ? C’est à se poser la question au vu de la rareté des articles dans les médias et posts sur les réseaux sociaux. Il semblerait que celle-ci se résume à la ménopause et ses charmants corollaires… Je lis un tas un tas de témoignages et de littérature de femmes sur la sexualité, les relations hommes-femmes, la déconstruction hétéronormée, les rencontres en ligne. Tous intéressants, voire passionnants, mais tous produits par et pour des jeunes femmes entre 20 et 40 ans. Passée la quarantaine, et encore mieux la cinquantaine, nous paraissons avoir été engloutie dans un trou noir dont l’horizon se résumerait à s’inscrire sur Disons demain et à faire de la randonnée avec nos amies. Nous finissons par réapparaître vers la soixantaine pour nous vanter les joies du sexe au 3 ème âge. J’adore ce foisonnement de la génération #MeToo et #BalanceTonPorc qui secoue sacrément le cocotier du patriarcat ! Je me réjouis...

Amoureuse pour vérifier que j’ai le cœur bien accroché

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 Petite pépite musicale découverte ce matin... Comment elle me connaît si bien, cette Clio ? J’tombe amoureuse de temps en temps Pour aérer un peu là-dedans Ben j’écris quoi moi, j’écris quoi Si c’est le calme plat par-là ? J’tombe amoureuse assez souvent Ça s’entretient les sentiments Mais t’en fais pas, t’en fais pas Tout ce qu’est pas toi, je n’y touche pas J’tombe amoureuse mais t’exagères Ça mérite pas toute cette colère Amoureuse mais tu comprends C’est plus comme un médicament   Amoureuse, Amoureuse J’tombe amoureuse, J’tombe amoureuse J’tombe amoureuse sitôt qu’on m’touche C’est de l’encre pour mes cartouches Mais t’inquiète pas, t’inquiète pas J’ai le cœur qui bat, ça s’arrête là J’tombe amoureuse tous les mardis  Et malheureuse le mercredi Qu’est-ce que j’deviens, qu’est-ce que j’deviens  Moi, si j’ai plus de chagrin demain ? J’tombe amoureuse tous les trois jours Je crois que j’ai des facultés pour Il doit y avoir par là-dedans Des récepteurs assez puissan...

Bonne continuation

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Vous avez remarqué ces formules toutes faites que l'on utilise tou.te.s à longueur de journée et de fil de discussion ? Cela donne pourtant une telle impression d'impersonnalité aux échanges. Et dénote un manque certain d'imagination et de créativité, voire de dédain pour l'autre, à coup sûr une incapacité de personnaliser l'échange et d'être dans la spontanéité. Je pourrais en citer des dizaines !  "Je veux te donner du plaisir" (c'est le minimum), "Mon plaisir c'est celui de l'autre" (ben voyons !), "Tu recherches quoi ?" (qu'est ce que j'en sais...?), "Vous faites quoi dans la vie ? (je butine... entre autres)", "une relation sans prise de tête" (ça, c'est un plan cul), "une relation sérieuse" (mmmh... ça donne envie, on va s'amuser !), etc, etc... Mais en ce moment, je bloque sur "Bonne continuation". Elle arrive généralement quand mon interlocuteur manifeste so...

To block or not to block ?

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 Nous avons tou.te.s été bloqué.e.s un jour ou l’autre sur un site de rencontres ou une app de messagerie. Et avouons-le, ce n’est pas très agréable, voire ultra violent ! Un peu comme si l’on vous claquait la porte au nez ! Mais que celui.celle qui n’a jamais bloqué également, jette la première pierre… Le problème dans le blocage, c’est qu’il n’y a pas vraiment de règles et que les raisons d'être bloqué.e, blacklisté.e, restent parfois mystérieuses et toujours presque toujours discourtoises. Il y a bien sûr le blocage évident. La personne en face est agressive, insultante. La discussion tourne au harcèlement. Par prudence, dans ces cas extrêmes de discussions fort désagréables, il vaut mieux alors bloquer toute communication. Jusque là, on doit tou.te.s être d’accord. Il y a quand même un paquet de gens qui trainent leurs névroses, voire leur psychose, sur les sites de rencontres. Pas forcément plus que dans la real life, mais caché.e.s derrière leur écran, ils.elles se sentent pr...

In vino vindicta

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Quelques jours d'échanges épistolaires et téléphoniques intenses où, pour la première fois depuis une éternité, une véritable connivence s'établit. Un vrai coup de coeur, un quasi coup de foudre. Une première rencontre, délicieuse dans son ensemble malgré un léger couac intime (que j'aurais dû analyser plus finement si mon taux de dopamine et d'endorphine ne s'était pas affolé...), qui se conclut par un "Au revoir, à très très vite" et le lendemain matin, au réveil, ce message lapidaire : Ma chere E. je ne donnerai pas suite a notre relation. Je te souhaite plein de belles choses. Une réponse de ma part, abasourdie, sûrement à la mesure de mon emballement, demandant quelques explications sur ce subit revirement et cette fin de recevoir, encore plus assassine : Je ne suis pas attiré plus que ça, la cigarette m’indispose et tu es arrivée sans meme une bouteille de vin.... je ne suis pas séduit. Voilà Je vous passe les états de mon ascenseur émotionnel... Mai...

#MeeToo, cette nuit-là

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Hier soir, au détour d’une conversation chez une amie, en présence d’une copine à elle que je ne connaissais pas, j’ai parlé publiquement de cette nuit où j’ai moi aussi été violée.  Je n’en avais jamais parlé auparavant. Mis à part à mon psychanalyste, il y a un an ou deux. Je lui ai raconté cette nuit là et j’avais besoin qu’il me confirme que c’était bien un viol. Ce qu’il a fait. Je ne sais plus ce qu'il a dit précisément, mais cela a suffi pour que je me sente légitime à envisager cette nuit-là comme un viol. Et je n’en ai quasiment plus jamais reparlé en séance. Mais au fond de moi, j’ai depuis lors cette certitude, j’ai été victime d’un viol. Silencieux. Sans un mot. Sans coup. Sans menace. Sans même conscience que c’en était un. Juste un malaise persistant sur cette nuit-là depuis 15 ans. Et depuis 15 ans, une sensibilité toute particulière quand il est question de viol et de harcèlement. Un sentiment d’être tout personnellement concernée. Et une multitude de lectures d’ouv...

Quand arrête t'on de confondre les lumières d'une étoile et d'un réverbère ?

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J'avais 15 ans et j'écoutais cette chanson en boucle.  Je me souviens de cette chambre dans une maison de vacances à Aix en Provence avec une amie, du lecteur de K7 dont je ne cessais d'appuyer sur la touche rewind, de l'exaspération de mon amie qui n'en pouvait plus. Encore et encore... Je croyais que je vivais un chagrin d'amour, d'un amour qui n'avait jamais existé. 35 ans plus tard, je réécoute cette chanson et " c'est toujours le même film qui passe ". La chanson n'a pas pris une ride, moi si ! 😏 Et finalement, je constate que je n'ai pas appris grand chose depuis l'adolescence.  Devrais-je me désespérer de ce sur-place émotionnel ou me réjouir d'être restée celle que j'étais à 15 ans, utopiste, passionnée et entière, baudelairienne, pleine d'espoir mais sans illusion, avec une légère tendance à " confondre les lumières d'une étoile et d'un réverbère ", à osciller entre la comédie et la tragéd...

JE, JE, JE !

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Qui a dit que les hommes avaient des difficultés à parler... ? La plupart ne font que cela... Parler d'eux. Après quelques questions d'usage pour la forme, et sûrement pour vérifier qu'ils n'ont pas à faire à une cruche, c'est JE, JE, JE, JE...! Je sais tout de leur boulot, de leurs études, de leurs états d'âme, de leurs voyages, de leurs enfants (et parfois de leur femme ou de leur ex...), de leurs fantasmes (mon dieu, s'ils savaient...!), de leurs plats préférés... Ils me balancent leur petite vie banale (tout autant que la mienne j'en conviens) sans se demander un instant si cela peut m'intéresser. Et parce que je sais écouter, parce que je n'ai ni la force, ni la goujaterie de les interrompre par lassitude, je les écoute, je les lis. S'imaginent-ils que je converse tout en rangeant la vaisselle ou lisant les news sur Facebook ? Que j'invente des confcall en visio pour interrompre leur logorrhée narcissique ? Sous prétexte qu'il fa...

"J'ai rencontré quelqu'un"

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Cette petite phrase qui te met chaque fois un petit coup de canif au ventre, même si tu sais que ce n'était qu'un plan Q, même si sincèrement, ce n'était pas si wouah que ça, même si, même si.. Ego quand tu nous tiens ! C'est quoi ce petit coup de blues quand tu lis cette phrase sibylline que t'adressent les (rares) hommes qui ont le courage de t'envoyer une explication à une disparition soudaine ? Du dépit parce que tu n'as pas su les retenir malgré leurs déclarations enflammées sur vos ébats torrides ? De la lassitude parce que tu l'as tellement lu cette phrase ? De la jalousie parce que tu ne l'as jamais écrite cette phrase ? De l'amertume parce que tu sais que tu vas les retrouver quelques semaines plus tard sur Tinder ? Tu as envie de leur répondre : "Et moi, tu ne m'avais pas rencontrée ?" et tu penses : "Elle a quoi de plus l'Autre ?". Tu réalises que tu es un formidable passe-temps mais ô combien éphémère. C...

Je ne veux pas mourir du hudsult

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C'est décidé, je pars vivre au Danemark ! Un pays qui a un mot, " hudsult " (qui se prononce à peu comme ça : housoult...), pour désigner la " faim de peau " ne peut être qu'un pays qui a tout compris. C'est par où le service d'immigration ? Bon ok, la température moyenne en juillet, le mois le plus chaud de l'année, est de 17,4° et en hiver, il fait nuit à 16h30. Mais c'est aussi un pays doublement gouverné par des femmes, une souveraine,  Margrethe II , et une femme Première ministre,  Mette Frederiksen . C'est plutôt encourageant. Merci en tous cas à Libération , et sa newsletter L, féminisme et sexualités , de m'avoir fait découvrir ce concept que l'on retrouve également en anglais (" skin hunger ") et en allemand (" Hauthunger "). C'est tout de même paradoxal que ce concept existe dans des pays peu réputés pour leur propension au contact physique (le hug, vous avouerez que cela ne vaut ...

J-5, tous sur les starting blocks

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Quand d'un seul coup, après des semaines de calme relatif, ton smartphone vibre autant qu'un sextoy, tu as la confirmation que le confinement est sur le point de s'achever. Depuis 2 jours, les petites icônes WhatsApp et Telegram en haut de mon téléphone n'en finissent plus de s'afficher... - Coucou, tu vas bien ? - Hello, tout va bien pour toi ? Tu ne t'ennuies pas trop ? - Salut ! Petite pensée coquine... - Bonjour ma belle ! Comment vas tu ? - Alors, prête ? Alors que tu as passé 50 jours sans n'avoir quasiment aucune nouvelle de tes sexfriends, mis à part 2 ou 3 qui ont pris le soin de t'envoyer, qui des petits messages sympas et flatteurs, qui des vidéos un peu cochonnes mais drôles, voire avec qui tu as pu papoter, les autres avaient disparu du paysage. Ah non, j'oublie ceux qui ne te contactaient que dans l'espoir que tu combles leur frustration, lassés de YouPorn, et qui devaient se dire que La Passante allait se dévouait, telle la Madone ...

Heddy Lamarr, l'anti-cougar

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"En dessous de 35 ans, un homme a trop à apprendre, et je n'ai pas le temps de lui faire la leçon". Admirable Hedy Lamarr que je vais faire entrer dans mon Panthéon personnel des femmes inspirantes, et pas seulement parce qu'elle est l'anti-cougar par excellence. Le premier orgasme filmé du cinéma Hedy Lamarr, née à Vienne en 1914, de parents juifs de Roumanie et d'Ukraine, découvre le cinéma avec Metropolis de Fritz Lang et débute sa carrière dès 16 ans à Vienne, puis à Berlin, avant de fuir l'Allemagne et de devenir une star à Hollywood. Une femme libre au destin hors norme, hors des cadres et des conventions, aux multiples facettes. Outre avoir interprété le premier orgasme du cinéma en 1933, à 18 ans, dans Extase , de Gustav Machaty, et avoir provoqué les foudres du pape Pie XII ,  ce qui en dit long sur son audace et son ouverture d'esprit,  avoir été mariée 6 fois et eu moult amants (et quel palmarès ! Brando, Chaplin, Spencer Tracy, Kennedy, Fra...

Echappée clandestine

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6 semaines de confinement 49 jours d'abstinence Citoyenne modèle, je me suis confinée 6 semaines. J'ai rempli consciencieusement mes formulaires pour les rares sorties que je me suis autorisée, en général pour pourvoir au ravitaillement de la maisonnée. J'ai rangé l'appartement de fond en comble. Mon balcon n'a jamais été aussi fleuri. J'ai vu les 5 saisons de Black mirror et un nombre incalculable de films et séries. J'ai trouvé des masques (après une tentative avortée de fabrication maison !). J'ai même mitonné des petits plats pour mon fiston. J'appelle ma mère tous les jours. J'achète des produits bio aux producteurs locaux pour soutenir les petites entreprises. J'ai fait des dons pour des collectes alimentaires. Je ne compte plus les apéros en visio avec les copines et même une couscous party. Et nous avons solidairement applaudi tous les soirs à 20h. Mais là, je dis STOP ! Cette situation est ubuesque. Se retrouver assignée à résidence,...