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Affichage des articles associés au libellé sexe

[Lectures] En voie de coffinisation assumée ?

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En cette période de jachère sexuelle et plus largement d'éloignement des sites de rencontres, je consacre une bonne partie de mon temps à la lecture. De ce temps que je perdais à poursuivre des conversations sans intérêt ou, à tout le moins, sans lendemain. Et cet hiver, j'ai décidé de suivre l'exemple d'Alice Coffin (et de bien d'autres) en ce qui concerne mes lectures*. Je ne lis que des œuvres écrites par des femmes. Dernière récolte chez mes libraires préférées (oui, même mes libraires sont des femmes !) : Lectrice boulimique depuis le cours préparatoire, j'ai bien dû lire des milliers de livres. Et si j'en crois les statistiques , une majeure partie d'entre eux avait été écrit par des hommes. Il est donc grand temps que je comble mes lacunes. Quand je pense que je n'ai découvert Nina Bouraoui, Chloé Delaume ou Virginia Woolf que ces derniers années, j'en rougis de honte. En bonus, je vous livre le merveilleux podcast d'ARTE Radio consac...

Je suis juste moi !

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Xavier de La Porte, dans sa chronique   "Êtes-vous sapiosexuel ? : comment l'informatique nous incite à tout nommer"  dans La vie numérique sur France Culture s'interrogeait en 2017 sur cette obsession, largement répandue sur les sites de rencontres, à catégoriser les individus selon leur orientation et pratiques sexuelles.    ©  Vivian Shih A travers l'exemple de la revendication de certain.e.s de leur sapiosexualité*, il met en lumière ces étiquettes avec lesquelles nous sommes sommé.e.s nous définir pour atteindre le match parfait.  Ce n’est pas pour rien que ce terme est apparu à l’ère numérique, et sur un site de rencontre. En effet, c’est un trait caractéristique de l’informatique de nous obliger à tout classer. C’est comme ça que fonctionnent les ordinateurs, avec des bases de données. Ainsi, la rencontre amoureuse, quand elle est prise en charge par l’informatique, devient un problème de base de données, donc de nomination. Et plus on veu...

Mise à jour

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 Après un mois de réflexion, j'envisage un nouveau profil Tinder à la hauteur de mes exigences.

#MeeToo, cette nuit-là

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Hier soir, au détour d’une conversation chez une amie, en présence d’une copine à elle que je ne connaissais pas, j’ai parlé publiquement de cette nuit où j’ai moi aussi été violée.  Je n’en avais jamais parlé auparavant. Mis à part à mon psychanalyste, il y a un an ou deux. Je lui ai raconté cette nuit là et j’avais besoin qu’il me confirme que c’était bien un viol. Ce qu’il a fait. Je ne sais plus ce qu'il a dit précisément, mais cela a suffi pour que je me sente légitime à envisager cette nuit-là comme un viol. Et je n’en ai quasiment plus jamais reparlé en séance. Mais au fond de moi, j’ai depuis lors cette certitude, j’ai été victime d’un viol. Silencieux. Sans un mot. Sans coup. Sans menace. Sans même conscience que c’en était un. Juste un malaise persistant sur cette nuit-là depuis 15 ans. Et depuis 15 ans, une sensibilité toute particulière quand il est question de viol et de harcèlement. Un sentiment d’être tout personnellement concernée. Et une multitude de lectures d’ouv...

"J'ai rencontré quelqu'un"

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Cette petite phrase qui te met chaque fois un petit coup de canif au ventre, même si tu sais que ce n'était qu'un plan Q, même si sincèrement, ce n'était pas si wouah que ça, même si, même si.. Ego quand tu nous tiens ! C'est quoi ce petit coup de blues quand tu lis cette phrase sibylline que t'adressent les (rares) hommes qui ont le courage de t'envoyer une explication à une disparition soudaine ? Du dépit parce que tu n'as pas su les retenir malgré leurs déclarations enflammées sur vos ébats torrides ? De la lassitude parce que tu l'as tellement lu cette phrase ? De la jalousie parce que tu ne l'as jamais écrite cette phrase ? De l'amertume parce que tu sais que tu vas les retrouver quelques semaines plus tard sur Tinder ? Tu as envie de leur répondre : "Et moi, tu ne m'avais pas rencontrée ?" et tu penses : "Elle a quoi de plus l'Autre ?". Tu réalises que tu es un formidable passe-temps mais ô combien éphémère. C...

Je ne veux pas mourir du hudsult

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C'est décidé, je pars vivre au Danemark ! Un pays qui a un mot, " hudsult " (qui se prononce à peu comme ça : housoult...), pour désigner la " faim de peau " ne peut être qu'un pays qui a tout compris. C'est par où le service d'immigration ? Bon ok, la température moyenne en juillet, le mois le plus chaud de l'année, est de 17,4° et en hiver, il fait nuit à 16h30. Mais c'est aussi un pays doublement gouverné par des femmes, une souveraine,  Margrethe II , et une femme Première ministre,  Mette Frederiksen . C'est plutôt encourageant. Merci en tous cas à Libération , et sa newsletter L, féminisme et sexualités , de m'avoir fait découvrir ce concept que l'on retrouve également en anglais (" skin hunger ") et en allemand (" Hauthunger "). C'est tout de même paradoxal que ce concept existe dans des pays peu réputés pour leur propension au contact physique (le hug, vous avouerez que cela ne vaut ...

J-5, tous sur les starting blocks

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Quand d'un seul coup, après des semaines de calme relatif, ton smartphone vibre autant qu'un sextoy, tu as la confirmation que le confinement est sur le point de s'achever. Depuis 2 jours, les petites icônes WhatsApp et Telegram en haut de mon téléphone n'en finissent plus de s'afficher... - Coucou, tu vas bien ? - Hello, tout va bien pour toi ? Tu ne t'ennuies pas trop ? - Salut ! Petite pensée coquine... - Bonjour ma belle ! Comment vas tu ? - Alors, prête ? Alors que tu as passé 50 jours sans n'avoir quasiment aucune nouvelle de tes sexfriends, mis à part 2 ou 3 qui ont pris le soin de t'envoyer, qui des petits messages sympas et flatteurs, qui des vidéos un peu cochonnes mais drôles, voire avec qui tu as pu papoter, les autres avaient disparu du paysage. Ah non, j'oublie ceux qui ne te contactaient que dans l'espoir que tu combles leur frustration, lassés de YouPorn, et qui devaient se dire que La Passante allait se dévouait, telle la Madone ...

Echappée clandestine

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6 semaines de confinement 49 jours d'abstinence Citoyenne modèle, je me suis confinée 6 semaines. J'ai rempli consciencieusement mes formulaires pour les rares sorties que je me suis autorisée, en général pour pourvoir au ravitaillement de la maisonnée. J'ai rangé l'appartement de fond en comble. Mon balcon n'a jamais été aussi fleuri. J'ai vu les 5 saisons de Black mirror et un nombre incalculable de films et séries. J'ai trouvé des masques (après une tentative avortée de fabrication maison !). J'ai même mitonné des petits plats pour mon fiston. J'appelle ma mère tous les jours. J'achète des produits bio aux producteurs locaux pour soutenir les petites entreprises. J'ai fait des dons pour des collectes alimentaires. Je ne compte plus les apéros en visio avec les copines et même une couscous party. Et nous avons solidairement applaudi tous les soirs à 20h. Mais là, je dis STOP ! Cette situation est ubuesque. Se retrouver assignée à résidence,...

In the middle of the bed

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D’après une enquête de l’IFOP réalisée en 2015, 8% des personnes vivant en couple sous le même toit font chambre à part et elles sont autant à souhaiter avoir leur propre chambre (1). Ainsi, 84 % des personnes vivant en couple plébisciteraient le lit conjugal. C’est dire si le lit est LE symbole l’intimité du couple. 81 % des personnes interrogées définissent le lit comme « un lieu intime réservé à eux/elles seul.e.s et à son/sa conjoint.e ».  La sacralisation du lit conjugal L’enquête IFOP montre également que la tendance à faire chambre à part, ou à le souhaiter, augmente avec l’âge. Après le romantisme, le pragmatisme. Quand on sait que près d’un.e Français.e sur deux se plaint des ronflements de son/sa partenaire (pool position) et que la tendance à tirer la couverture ou prendre trop de place énervent respectivement 31 % et 23 % des interrogé.e.s, cette sacralisation du dormir ensemble confine au masochisme. Et d’autant plus pour les femmes qui sont bien plus nombreuses à...

Clin d'oeil (artistique) du jour

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" When you’re in bed thinking about all the dick you coulda gotten before the quarantine started " (" Quand tu es dans ton lit en pensant à toutes les bites que tu aurais pu pécho avant que la quarantaine ne commence ") by Miranda Tacchia Ma découverte du jour : les dessins de Miranda Tacchia ! Miranda Tacchia, dessinatrice et illustratrice américaine, travaille pour les plus grands studios de cartoons made in US. Mais elle a aussi une production artistique plus personnelle. Sur son compte Instagram, suivi par plus de 82 000 abonné.e.s, elle croque sa vie intime et celles de ses congénères à partir de dessins minimalistes et insolents, accompagnés de légendes hilarantes. "Working on kids’ cartoons by day 📺 and drawing titties by night  🤫" Inspirés du quotidien, ses dessins présentent des femmes toutes en courbes, féministes, décomplexées et qui n'ont pas froid aux yeux. Au lit comme sur les sites et applis de rencontres, les mecs en prennent...

Tuto pour le sexe à distance en mode confiné.e

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Voilà, on y arrive, parmi la foison d'articles nous expliquant comment mettre à profit notre temps (méditer, cuisiner, se sculpter un corps de rêve... assez antinomique avec le précédent, mais bon... apprendre le mandarin, occuper ses enfants en version super maman, lire l'intégral de Proust, etc...), l'Obs pense enfin à nous, les amatrices.teurs de sexe pour qui cette période n'est pas la fête ! Voici donc une sorte de tuto du sexe à distance pour celles et ceux qui n'auraient pas passé leur libido en mode hibernation. On ne va pas jouer les hypocrites, adeptes des sites de rencontres, on en connait un rayon sur le sexe virtuel mais un petit rappel est toujours bon ! Et pour une fois, ce que nous pratiquions un peu en douce, sans trop en parler autour de nous, devient assez tendance, voire vital pour une large part de la population : célibataires confiné.e.s, amoureux.ses séparé.e.s, infidèles impétrants... Et puis, voilà de quoi réhabiliter ce pauvre Benjamin...