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Affichage des articles associés au libellé couple

[Lectures] En voie de coffinisation assumée ?

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En cette période de jachère sexuelle et plus largement d'éloignement des sites de rencontres, je consacre une bonne partie de mon temps à la lecture. De ce temps que je perdais à poursuivre des conversations sans intérêt ou, à tout le moins, sans lendemain. Et cet hiver, j'ai décidé de suivre l'exemple d'Alice Coffin (et de bien d'autres) en ce qui concerne mes lectures*. Je ne lis que des œuvres écrites par des femmes. Dernière récolte chez mes libraires préférées (oui, même mes libraires sont des femmes !) : Lectrice boulimique depuis le cours préparatoire, j'ai bien dû lire des milliers de livres. Et si j'en crois les statistiques , une majeure partie d'entre eux avait été écrit par des hommes. Il est donc grand temps que je comble mes lacunes. Quand je pense que je n'ai découvert Nina Bouraoui, Chloé Delaume ou Virginia Woolf que ces derniers années, j'en rougis de honte. En bonus, je vous livre le merveilleux podcast d'ARTE Radio consac...

[ARCHIVE] La forteresse assiégée

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En rangeant des tiroirs, je suis tombée sur un vieux carnet. Il ne contenait que quelques pages écrites il y a 13 ans. Un an auparavant, je quittais mon compagnon avec qui j'avais partagé 12 années de vie commune. Je ne m'étendrai pas sur ces 12 années. Il suffit de savoir que les 3/4 furent une erreur. La séparation fut rude. Après une espèce de sidération teintée d'un pseudo chagrin, il a pété un câble et m'a harcelée pendant 18 mois. 18 mois où il m'a espionnée et suivie en quasi permanence, invectivé, menacée mes proches, durant lesquels il a piraté mon ordinateur, défoncé la porte de mon immeuble... Le seul but de sa vie semblant être de me " pourrir la vie jusqu'à ce que [je] crève ".  Après la séparation, il avait appris que je l'avais brièvement trompé, 8 ans avant mon départ. Cette "infidélité" ne constituant donc pas le motif de ma fuite. C'est cet incident de parcours et mon choix de vivre une liberté sexuelle qu'il n...

Coaching à 2 balles

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C'est dingue tous ces hommes qui nous donnent des conseils pour attirer l'attention de leurs congénères et surtout la conserver. Le marché du coaching a trouvé une nouvelle niche pour âmes féminines désespérées ! Je ne m'attarderai même pas sur la vacuité des conseils donnés. Ce qui me stupéfie, c'est qu'il faudrait maintenant payer pour soi-disant comprendre ces messieurs et que c'est encore sur nous que repose la charge de les rendre amoureux, de les aider à s'attacher et de rendre la relation épanouissante. Donc, plutôt que de "coacher" les hommes pour leur apprendre à s'exprimer, dépasser leur trouille et déconstruire leurs stéréotypes, il faudrait que nous nous collions encore au boulot ! Encore à nous de louvoyer dans leurs questionnements existentiels, comme si on n'avait pas assez à faire des nôtres, de faire preuve de roublardise pour ressembler à leurs attentes, de mettre notre sincérité dans notre poche, d'y aller à petits pa...

#MeeToo, cette nuit-là

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Hier soir, au détour d’une conversation chez une amie, en présence d’une copine à elle que je ne connaissais pas, j’ai parlé publiquement de cette nuit où j’ai moi aussi été violée.  Je n’en avais jamais parlé auparavant. Mis à part à mon psychanalyste, il y a un an ou deux. Je lui ai raconté cette nuit là et j’avais besoin qu’il me confirme que c’était bien un viol. Ce qu’il a fait. Je ne sais plus ce qu'il a dit précisément, mais cela a suffi pour que je me sente légitime à envisager cette nuit-là comme un viol. Et je n’en ai quasiment plus jamais reparlé en séance. Mais au fond de moi, j’ai depuis lors cette certitude, j’ai été victime d’un viol. Silencieux. Sans un mot. Sans coup. Sans menace. Sans même conscience que c’en était un. Juste un malaise persistant sur cette nuit-là depuis 15 ans. Et depuis 15 ans, une sensibilité toute particulière quand il est question de viol et de harcèlement. Un sentiment d’être tout personnellement concernée. Et une multitude de lectures d’ouv...

Quand arrête t'on de confondre les lumières d'une étoile et d'un réverbère ?

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J'avais 15 ans et j'écoutais cette chanson en boucle.  Je me souviens de cette chambre dans une maison de vacances à Aix en Provence avec une amie, du lecteur de K7 dont je ne cessais d'appuyer sur la touche rewind, de l'exaspération de mon amie qui n'en pouvait plus. Encore et encore... Je croyais que je vivais un chagrin d'amour, d'un amour qui n'avait jamais existé. 35 ans plus tard, je réécoute cette chanson et " c'est toujours le même film qui passe ". La chanson n'a pas pris une ride, moi si ! 😏 Et finalement, je constate que je n'ai pas appris grand chose depuis l'adolescence.  Devrais-je me désespérer de ce sur-place émotionnel ou me réjouir d'être restée celle que j'étais à 15 ans, utopiste, passionnée et entière, baudelairienne, pleine d'espoir mais sans illusion, avec une légère tendance à " confondre les lumières d'une étoile et d'un réverbère ", à osciller entre la comédie et la tragéd...

In the middle of the bed

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D’après une enquête de l’IFOP réalisée en 2015, 8% des personnes vivant en couple sous le même toit font chambre à part et elles sont autant à souhaiter avoir leur propre chambre (1). Ainsi, 84 % des personnes vivant en couple plébisciteraient le lit conjugal. C’est dire si le lit est LE symbole l’intimité du couple. 81 % des personnes interrogées définissent le lit comme « un lieu intime réservé à eux/elles seul.e.s et à son/sa conjoint.e ».  La sacralisation du lit conjugal L’enquête IFOP montre également que la tendance à faire chambre à part, ou à le souhaiter, augmente avec l’âge. Après le romantisme, le pragmatisme. Quand on sait que près d’un.e Français.e sur deux se plaint des ronflements de son/sa partenaire (pool position) et que la tendance à tirer la couverture ou prendre trop de place énervent respectivement 31 % et 23 % des interrogé.e.s, cette sacralisation du dormir ensemble confine au masochisme. Et d’autant plus pour les femmes qui sont bien plus nombreuses à...